Conférences de L'Unebévue 2010

revues iLes langages du secret

par Jean Pavans traducteur d'Henry James

La conférence sera introduite par Colette Piquet

Samedi 9 janvier 2010

à L'Entrepôt 7 à 9 rue de Pressensé 75014 PARIS 

Argument

“Rien ne rend plus diversement et créativement bavard que la nécessité ou l'obligation d'entretenir un secret. Et le langage du traducteur, greffé sur celui de l'oeuvre originale, participe de cette nécessité diversement bavarde de cultiver le secret. Le Secret, c'est aussi le Sacré, c'est le Verbe du début de L'Evangile de Jean : Verbe devenu muet et secret au centre de tout langage, depuis l'accident de Babel, qui nous a tous rendus si bavards. C'est le Verbe Génératif (au sens de la grammaire générative), qui génère l'oeuvre, et aussi ses traductions” nous écrit Jean Pavans, et il ajoute : “Je parlerai bien entendu de la "clef homosexuelle" proposée par Adeline Tintner pour The Sacred Fount, et que j'ai adoptée avec conviction”.
Dans son essai, Heures jamesiennes, Jean Pavans évoque son étonnement à la lecture de l'article d'Adeline Tintner, « A Gay Reading of “The Sacred Fount” : The Reader as Detective » (1995). Il découvre que sa traduction de The Sacred Fount, La source sacrée, publiée en 1984, est insuffisante, voire gravement défaillante, parce qu'il avait alors conclu, à la suite de tant d'exégètes, que l'explication de l'énigme qui mettait en déroute le narrateur de cette fascinante fantasmagorie psychologique et mondaine était... qu'il n'y avait pas d'explication. Oui, dit-il, l'écriture de La source sacrée tourne autour du mot absent du discours et de la carte manquante du jeu social. Il a fallu attendre près d'un siècle pour que soit suggéré plausiblement par Adeline Tintner que ce mot absent et cette carte manquante tabou - que donc le narrateur, dans ses infinis raisonnements où il cherche la femme comme totem, ne parvient pas à identifier - se rapportent à un couple d'hommes.
Et Jean Pavans décide en 2005 de produire une nouvelle traduction de The Sacred Fount, et en 2008 de raconter dans Heures jamesiennes ses aventures de traducteur et d'adaptateur de Henry James.

♦♦♦♦♦

Jean Pavans est romancier, essayiste et traducteur.
Outre son essai Heures jamesiennes, (la Différence, 2008) et ses traductions du roman de Henry James, La source sacrée, (La Différence, 1984. Folio, 2005), notons quelquesuns de ses ouvrages :
Ruptures d'innocence, roman, La Différence, 1982.
Sauna, pastiches, La Différence, 1980. Minos, 2006.
Le regard du dandy, nouvelles, La Différence, 2009.
Adaptations de Henry James :
Retour à Florence, théâtre d'après Henry James, la Différence, 1986.
Les papiers d'Aspern, théâtre d'après Henry James, L'Avant-Scène, 2002.
Traductions de Henry James :
Heures italiennes, essai, La Différence, 1985. Minos, 2006.
Esquisses parisiennes, chroniques, La Différence, 1988. Minos, 2006.
La scène américaine, essai, La Différence, 1993. Minos, 2008.
Le tollé, roman, Aubier, 1996. GF, 2001.
La tour d'ivoire, Payot, 1998. Rivages/Poches, 2001.
Nouvelles complètes, Tome 1 (1864-1875), Tome 2 (1876-1888), Tome 3 (1888-
1896), Tome 4 (1896-1910), La Différence, 1990-2009.
Les Ambassadeurs, Le Bruit du Temps, parution octobre 2010.

 

Participation aux frais 10€ (Tarif réduit 5€)

 

 ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

unebeweb de la conférence avec les séquences vidéos.

 

1 - Introduction par Colette Piquet

2 - Présentation d'Henry James par Jean Pavans

3 - Question de M-C. Thomas

4 - Question de M. Viltard

5 - Question de F. Jandrot

6 - Question de M. Viltard

7 - Question de J. Allouch

8 - Question de M. Viltard

9 - Question de X. Leconte

10 - Question de C. Piquet à propos de Sargent.