Conférence de L'unebévue 2017

Dans les suites de Dada

par Julio Barrerera-Oro

Présentation Mayettte Viltard

Samedi 4 mars 2017 de 14 à 16h30, à L'Entrepôt 7 & 9 rue Francis de Pressensé Paris 75014


Argument

suite dada iDans les suites de ma rencontre avec les Dadas, je me pose ainsi cette question :  l’art est-il politique et je dirais révolutionnaire depuis les Dadas ? Question qui m’a amené à lire de près, et écouter, le cours de Deleuze de 1981, et rester tout contre jusqu’à un certain moment de sa théorisation du diagramme, et apprécier autrement ou mieux ce que les Dadas avançaient. Le diagramme permettrait de se débarrasser – « débarrasser » mot d’ordre s’il en est des Dadas –, se débarrasser de quoi ? Et comment ? Deleuze reprend par exemple Klee : « L’art ne reproduit pas le visible, il rend visible ». Et aussi : « ... à la longue, la réalité établie, même intensifiée, ne fait pas l’affaire. Aucune réalité donnée même supérieure, ne peut nous satisfaire. Laissons là le monde quotidien et aussi les sciences occultes, elles n’ont rien à voir ici. L’art traverse les choses, il porte au-delà du réel aussi bien que de l’imaginaire ».Ou encore Kafka, écrivant que ce qui compte, ce n’est pas le visible, c’est détecter les puissances diaboliques de l’avenir qui frappent à la porte.

 

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Quelques livres  :

Gilles Deleuze, Cours sur la peinture, transcription, mars-juin 1981, La voix de Gilles Deleuze, internet.

Gilles Deleuze, Logique de la sensation , Skira

Gilles Deleuze Félix Guattari, Qu’est-ce que la philosophie ? , Minuit, 1991.

Marc Dachy, Dada & les dadaïsme , Gallimard, folio essais, 1994 et 2011.

Dada, La révolte de l’art , Gallimard 2005.

Nicolas Bourriaud, Le paradigme esthétique, Chimères 21, 1993.

 

Olga Vladimirovna Rozanova (Green Stripe 1917)

green stripe iOlga Vladimirovna Rozanova, peintre de l'avant-garde russe, naît à Melenki le 7 novembre 1886 et décède en novembre 1918 à Moscou. Elle fréquente l'atelier de Constantin Bolchakov à Moscou en 1904 et 1905, l'école Stroganov des arts appliqués en 1906 et 1907, l'école de peinture et de dessin d’Ivan Doudine et Constantin Youone de 1907 à 1910 puis l'école Zvantseva à Saint-Pétersbourg en 1911 et 1912. À partir de 1910 Olga Rozanova participe aux expositions de l’Union de la jeunesse. Elle collabore aux almanachs du groupe et illustre des recueils de poésies futuristes et zaoum, notamment Jeu en Enfer (1912), Le Nid de gros mots (1913), Grommelons (1914), Le Livre transmental (1916), La Guerre et La Guerre universelle (1916) d’Alexeï Kroutchonyck, qu’elle épouse en 1916. Elle prend part aux principales manifestations avant-gardistes, tout en évoluant du cubofuturisme au suprématisme. Elle expose aux côtés de Kazimir Malevitch à "0,10" à Pétrograd en 1915. Membre du groupe Supremus, elle participe à la préparation de la revue qui ne sera jamais publiée. Elle dessine des motifs et des broderies pour des fabricants de tissus. En 1918, Rozanova devient responsable du bureau des arts appliqués à l’Izo (section des arts plastiques) du Narkompros (commissariat à l’Instruction publique). La Dixième Exposition nationale "Création non-objective et suprématisme" lui rend un hommage posthume en 1919 et plusieurs de ses tableaux figurent en 1922 à "l’Erste russische Kunstausstellung", la "Première exposition d’art russe" de la galerie Van Diemen de Berlin, accueillie ensuite au Stedelijk Museum d’Amsterdam.

 

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